Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 21:30

Vous l'aurez sans doute remarqué, pas la peine de tenter une quelconque feinte, mon pronostic était tout faux.

Pas de quoi en faire tout un foin, et j'attire votre attention sur le prix d'interprétation masculine qui, vous devez l'avoir noté, me réjouit, dans la mesure où j'avais particulièrement aimé le film La Chasse. Heureuse donc que son acteur principal ait été primé  - il le mérite je vous assure.

Mise à part cela, je ne me prononcerai sur aucune des autres récompenses pour la simple et bonne raison que je n'ai pas vu les films en question : à croire que j'ai loupé tous les bons films à Cannes ou quoi ?

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Point du tout... n'oublions pas que ce choix est celui du Jury et de lui seul... un autre jury à un autre moment aurait choisi des films tout autre, et puis il y a toujours cette fameuse notion de subjectivité. Nous pouvons être d'accord pour dire que tel ou tel film est "un bon film" mais le film en question ne plaira cependant pas forcément à tout le monde. Nos goûts sont personnels et le resteront.

Tout cela pour dire qu'après avoir passé 8 jours à voir des films, je réalise qu'une multitude d'autres films m'attendent, nous attendent...et je trouve que c'est une sacrée bonne nouvelle. Je vous invite donc à poursuivre l'aventure à mes côtés... il y a encore tellement à dire des films primés mais aussi des films que je n'ai pas encore vus et qui font tant parler d'eux tels que Cosmopolis, Sur la route, Holy motors...

Non, clairement, jamais le cinéma ne cessera de nous faire rêver, de nous faire rire, de nous faire pleurer, de nous faire réfléchir sur le cours des choses, sur le cours de la vie... jamais le cinéma ne cessera de nous faire avancer.

Nous devons le beau mot de cette 65ème édition à Monsieur Jean-Louis Trintignant, qui cita Prévert dans un instant qui restera marqué par la dignité et l'émotion lorsque l'on connait le drame qu'a vécu cet homme... Et si l'on essayait d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple. Jacques Prévert. Un hommage fort.

Si je ne devais retenir qu'une chose de cette expérience intense et inoubliable que j'ai vécue, ce serait cette intensité vécue durant toute la tenue du Festival et cet amour encore plus fort et vivant que je ressens pour le cinéma.

Je suis récemment "tombée" sur un reportage sur Catherine Deneuve qui parlait en ces termes de François Truffaut : "Il pensait que le cinéma valait plus que la vie elle-même"... cette phrase ne m'aurait peut-etre pas touchée du tout en un autre temps, je ne l'aurais peut-être même pas retenue... Aujourd'hui, je ne la comprends pas, car pour moi rien ne vaut la vie, mais elle m'intrigue et je sens que je touche du doigt cette immensité que représente le cinéma. Bien plus qu'une simple passion ou qu'un hobby, j'ai réalisé qu'il s'agissait d'un moyen fort, unique et immortel qui permet d'unir les gens et qui fait en sorte que nous puissions vivre ce même rêve que l'on soit d'ici ou d'ailleurs... Un plutôt bel espoir je trouve.

Vive le cinéma !

.../

Retrouvez le palmares 2012

LONGS METRAGES

Palme d'Or

AMOUR (Love) réalisé par Michael HANEKE


Grand Prix

REALITY réalisé par Matteo GARRONE


Prix de la mise en scène

Carlos REYGADAS pour POST TENEBRAS LUX

Prix du Jury

THE ANGELS’ SHARE (La Part des anges) réalisé par Ken LOACH

Prix d'interprétation masculine

Mads MIKKELSEN
dans JAGTEN (La Chasse) réalisé par Thomas VINTERBERG


Prix d'interprétation féminine

Cristina FLUTUR & Cosmina STRATAN dans DUPÃ DEALURI (Au-Delà des Collines) réalisé par Cristian MUNGIU

Prix du scénario


Cristian MUNGIU pour DUPÃ DEALURI (Au-Delà des Collines)


COURTS METRAGES

Palme d'Or

SESSIZ-BE DENG (Silencieux) réalisé par L. Rezan YESILBAS


CAMERA D'OR

BEASTS OF THE SOUTHERN WILD réalisé par Benh ZEITLIN présenté dans le cadre de la Sélection Officielle Un Certain Regard

Par Barbara - Publié dans : Festival de Cannes 2012 - Communauté : Cinéma
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 16:00

Voilà, Cannes c'est fini pour moi. Je lève les voiles en laissant ici pas mal de films que je n'aurai pas eu le temps de voir. Je vous invite cependant à revivre avec moi les grands moments de ce Festival en chiffres. Je vous propose également mon pronostic, bien que plusieurs films manquent à mon actif... Rendez-vous est pris dimanche soir après l'annonce des récompenses afin de refaire le point et debriefer pour de vrai !

Merci à tous d'avoir vécu cette aventure avec moi, j'espère que vous avez "enjoyé the ride". Pour moi l'expérience fut magique, rien de moins.


Cannes 2012 ce fut :

plus de 10h de train aller retour

8 jours sur place

14 projections

environ 28 heures de projection

environ autant d'heures passées debout à attendre

1 nez bronzé

au moins 1000 stars croisées (!) 

10 heures de sommeil tout au plus en tout (!)

2 pieds qui rêvent de massages et de tongs

1 000 000 000 de pulsasions par minute pendant toute la durée du Festival

1 émerveillement sans borne

1 Barbara heureuse

1 Barbara qui a besoin de dodo

1 amour pour le cinéma encore plus grand

des centaines de lecteurs fidèles : merci à tous !

(les "!" indiquent que j'en rajoute un peu mais juste un peu !)


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FILMS EN COMPETITION OFFICIELLE

Palme d'or
Jagten - La chasse de Thomas Vintenberg 


Grand Prix
Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais


Prix du Jury
Amour de Michael Haneke

 
Prix d'interprétation masculine
Jean-Louis Trintignant dans Amour de Michael Haneke (pas vu le film mais je me doute que ce sera le choix du jury...)


Prix d'interprétation féminine
Marion Cotillard dans De rouille et d'os de Jacques Audiard

 

Prix de la mise en scène
Killing them softly - La mort en douce de Andrew Dominic

 

Prix du scénario  

Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais ex aequo avec De rouille et d'os de Jacques Audiard


UN CERTAIN REGARD


Prix Un Certain Regard

A perdre la raison de Joachim Lafosse


Prix de la mise en scène

Mystery de Lou Ye


Par Barbara - Publié dans : Festival de Cannes 2012 - Communauté : Cinéma
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 14:41

Oui, toutes les bonnes choses ont une fin et je viens d'assister à ma dernière séance.

Et quelle dernière séance ! Une mise en scène sublime, un rythme soutenu, une ambiance macabre mais jamais glauque, une tension qui ne s'affaiblit pas...

Ce matin, j'ai vu Killing them softly (la mort en douce) staring Brad Pitt and Ray Liotta.

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On est directement plongé au coeur d'une ambiance délétère, on est projeté dans cette Amérique post-crise, au coeur même de la Louisiane et le film raconte l'histoire d'un tueur à gages calme et solitaire.

Le film est parfaitement maîtrisé surtout du point de vue de la mise en scène : je n'ai jamais trouvé une scène montrant un mec se faire butter aussi belle ! La musique joue un rôle majeur dans l'évolution des personnages et dans l'évolution de l'action. Toutes les scènes les plus dures sont accompagnées d'une musique douce qui donne au film un relief incroyable. On est sur différents niveaux, différents registres à la fois... on tient à la vie et on prend celle des autres, on ne souhaite pas balancer mais on cherche à protéger sa peau à tout prix...

Il y a du Drive dans ce film à certains niveaux...

Bienvenus dans l'Amérique égoïste, solitaire, enragée et individualiste. Bienvenus dans une Amérique dirigée par l'Argent. Bienvenus dans l'Amérique actuelle.

On est pris dans le film dès les premières secondes (je n'aurais limite envie de revoir ce film que pour son début tant il est prenant, envoûtant, galvanisant..) et on en sortira qu'après avoir bu la dernière parole de Brad Pitt qui offre au film une conclusion réaliste et fatale : NON les Etats Unis et la monde tout entier ne sont pas un lieu ou les gens sont égaux, ce ne sont pas non plus une terre de partage ni même une terre de liberté comme le répètent les politiques lors de leurs discours retransmis à la télé et diffusés en fond sonore tout au long du film.

Le plus fort gagne toujours dans ce monde sans pitié, sans sentiment (Cette explication du titre du film : lorsque Brad Pitt explique qu'il préfère tuer les personnes à une distance suffisante afin de ne pas avoir à entendre les cris et les pleurs de ses victimes. Bel exemple et parfaite métaphore de l'individualisme dans lequel nous vivons.

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Nous sommes donc bien plus dans le film de voyous "basique", nous assistons à une réelle critique de la société américaine, en pleine déroute et plus largement, à celle du Monde mené et dirigé par les forces de l'argent.

2012 est une année politique pour les Etats-Unis également, qui éliront un nouveau président à la fin de l'année. Voici un film qui s'adresse à eux : comment est-il possible de laisser pour compte toute une partie de la population, celle justement qui s'est retrouvée mise à nue après la trop célèbre crise des subprimes. Ce film est une dénonciation du puritanisme américain ambiant qui voudrait que ses habitants ne forment qu'un peuple uni et aimant... La réalité est toute autre malheureusement.

Ce film est une grosse réussite tant sur le fond que sur la forme. Je lui prédis un prix de la mise en scène bien mérité et j'ai hâte de le revoir ! Ca valait bien tout ce tapage sur la Croisette hier soir !


 

 

 


Par Barbara - Publié dans : Festival de Cannes 2012 - Communauté : Cinéma
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 14:04

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Je vous ai laissé sur une émotion forte lors de la projection du Resnais (un « petit Resnais » disent les plus critiques ici) mais qu’importe : ce moment fut fort et beau. Ah oui parce que je ne vous ai pas dit mais ici on fait la queue pour "Le Resnais", on a aimé "Le Haneke" et on attend avec impatience "Le Carax"... Il faut s'y faire, il y a un langage propre au monde du cinéma !

D’un point de vue people, j’ai vécu MES moments forts grâce à ma brève rencontre avec deux de mes acteurs franco / belge fétiches : d’abord Tahar Rahim avec qui j’ai échangé quelques mots alors qu’il se trouvait seul près du Palais : juste le temps de le féliciter pour son parcours sans faute (sans top faire ma groupi mais en rougissant un peu (beaucoup ?) tout de même – mes proches savent que je suis assez « fan » de lui, puis Benoît Poelevoorde qui m’a rétorqué un « bonjour ma belle » après lui avoir sorti un frêle « Bonjour Benoit » (très heureuse d'ailleurs que Poelvoorde soit dans un film présenté à Cannes, j'ai toujours dit que c'était un grand) alors qu'il passait à côté de moi. Oui que voulez-vous ? J’ai beau vous avoir fait mon laïus sur notre rapport à la célébrité, force est de reconnaître que c’est tout de même sympathique d’échanger un petit moment comme ceux-là avec les acteurs / personnes célèbres que l’on apprécie. C'est ça aussi Cannes.

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Ceci étant, j’ai poursuivi mon périple hier en assistant à la projection du film présenté en sélection officielle Un Certain Regard : A perdre la raison staring Tahar (justement), Niels Arestrup et Emilie Dequenne.

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Ce film narre la descente aux enfers d’une femme plongeant dans une dépression forte qui la poussera à commettre l’irréparable : un quadruple infanticide. On pense bien sur à l'affaire Courjault pour ne citer qu'elle. Sujet délicat et sensible qui aurait pu tourner au larmoyant (ce que je déteste) mais point du tout : le film traite du sujet de façon délicate, on assiste à sa perte de repères, elle sombre et personne ne semble y pouvoir quoi que ce soit.

Le film, assez elliptique, donne à réfléchir sur le sens que l’on donne à sa vie et sur les responsabilités que l’on tient… Egalement sur les choix que l’on fait et met en exergue l’importance de toujours mener sa vie, mener sa barque, tenir les rennes et être maître de soi. Il met en cause la dépendance aux autres et prone l’indépendance affective et financière. C’est un film qui « parle vrai » et j’ai été une fois de plus bluffée par le jeu de Tahar : tout en retenue cette fois. J’ai été également heureuse de voir Niels Arestrup et Tahar à nouveau réunis dans des rôles à contre pied de ce qu’on avait pu voir dans Un Prophète. Du bon cinéma, du cinéma humain et vrai : je vote pour !

Je doute que ce film reparte bredouille même si le sujet est difficile et poignant. J'ai lu que le film avait été mal perçu par bon nombre de journalistes et même par un père de famille ayant vécu un tel drame. Il est vrai que le réalisme du film vous glace jusqu'au sang... Mise à part cette scène de voiture poignante qui m'a extirpée quelques larmes, c'est surtout les frissons qui nous envahissent tout au long du film.

Et puis, l'autre chance du film avouons le : Leila Bekhti fait partie du jury d’Un Certain Regard : le film aura donc au moins une voix (Ndlr : Tahar Rahim et Leila Bekhti sont mariés à la ville).

 

 

Bon sinon, je me dois de vous dire que le soleil est reviendu pour de bon… Juste à temps pour que je puisse célébrer mon anniversaire dignement sur la Croisette en compagnie de ma mère qui a fait le déplacement pour l’occasion.

J’ai passé une soirée divine, au rythme du bon champagne, de chants (dont certains m’étaient dédiés : la fête je vous dis !), de mets de la mer fins et délicieux puis, car la soirée ne pouvait pas se terminer ainsi : un, puis deux, puis trois feux d’artifices avaient été prévus pour l’occasion… non, là quand même je blague ! mais nous avons eu la chance de profiter de ces feux d’artifices assise dans le sable ou les pieds dans l’eau… la plage en tout temps, la plage comme témoin de cet événement..

Me voilà jeune trentenaire… pou pou pi dou !

Et savez-vous ce que j’ai appris ? Figurez-vous que Marilyn aurait soufflé cette bougie le soir même de ses 30 ans… Il n’y a pas de hasard.

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Nous sommes mercredi 23, et il est bienôt 11h à l’heure où j’écris ce post (que je mettrai en ligne cet après midi – la connexion Internet étant la seule difficulté que j’ai rencontrée durant ce festival). Ce mercredi est mon dernier jour sur la Croisette. Voici venu le temps de rentrer et de retrouver un rythme normal et calme (un comble pour quelqu’un vivant à Paris – mais la capitale me semblera si calme après avoir vécu ce rythme haletant). Je suis dans la file d’attente pour assister à ma dernière séance : la projection de Killing Them Softly, présenté hier soir en présence de Brad Pitt qui a fait sensation sur la Croisette.

Je vous en parlerai donc dans un prochain post…

Le soleil est là, juste à temps pour que je puisse reprendre mes activités coordonnées : attente / bronzette / cinéma.

Que la vie est intense en Mai à Cannes mais qu’elle est douce.

Pou pou pi dou !

PS : j'ai tenté de rejouer le "souflage glam de bougie de Marilyn" pour l'occasion. Un problème technique m'empêche de la partager avec vous (NON je ne suis pas en train de la photoshoper) et la partagerai avec vous dès que possible !


Par Barbara - Publié dans : Festival de Cannes 2012 - Communauté : Cinéma
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 21:22

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Le changement de décor a été net et radical. Le soleil a d'abord laissé place au vent puis à la pluie qui ne nous quitte plus pour la seconde journée consécutive. Moi qui ne suis pas du genre à me plaindre du temps (il s'agit d'une des rares choses sur lesquelles nous n'avons aucun pouvoir), force est de constater que l'ambiance n'est plus vraiment la même sur la Croisette. On se croirait sur le salon mondial du parapluie ou encore à un défilié géant de poules mouillées.

Mais quand on aime vraiment le cinéma on n'en a que faire de ce foutu temps !

La fatigue est là, elle se fait clairement sentir mais qu'importe, je poursuis l'épopée. On n'a pas tous les jours la chance d'être au Festival de Cannes.

Je vous ai donc quitté hier matin alors que je faisais la queue pour voir Lawless - Des hommes sans lois.

Le film m'a plu, disons le d'emblée. Ce western / film de gangster m'a emmené avec lui. Les acteurs (belle brochette) m'ont tous convaincus.

Le film raconte l'histoire de 3 frères menant leur affaire de contrebande d'alcool au temps de la prohibition dans l'Amérique des l'entre deux guerres. C'est avant tout une histoire de famille, la force des liens familiaux (family stick together comme le disent si bien les animaux de Madagascar !), une histoire de quête : le plus jeune frère (interprété par Shia Leboeuf : bluffant et définitevement bon acteur) a pour volonté de "booster" le petit business familial et de le tranformer en une entreprise de renom. Il s'agit d'une réelle "ruée vers l'or" pour lui. Il saura se dépasser lui, le cadet de la famille et le moins armé : à tous les sens du terme.

Le grand frère, joué par Tom Hardy (jolis bruits de bouche guturaux !) est le protecteur. Réputé invincible, il est l'homme à abattre pour les autorités rebelles et corrompues...

Enfin, comme tout film de cet accabi, les femmes tiennent un rôle mineur mais pourtant indéniable et clé. Elle sont le point d'ancrage de ces hommes prêts à tout et leur offrent la "touche douceur" qui leur manque.

 

Sans que cela ne soit prévu du tout, je sors du Palais après avoir mis en ligne le dernier post et découvre que la pluie a fait fuire la majeure partie de la foule. Je n'hésite donc pas à regagner la file d'attente afin d'assister à la projection d'Une Journée Particulière, le film documentaire réalisé par Gilles Jacob lui même, présenté hier à Cannes et en direct sur Canal +.

Je ne sais pas encore que je m'apprête à vivre un autre moment fort du Festival. La salle se remplie au dernier moment et Gilles Jacob arrive sur scène avec 35 réalisateurs réputés (ses préférés). J'apprends qu'une Journée Particulière raconte l'histoire type d'un réalisateur qui vient présenter son film à Cannes avec en prime l'extrait d'un film de chaque réal. Un hymne au cinéma, un cri d'amour à ces réalisateurs clés... Le cinéma qui nous permet de partager les thèmes forts de nos vies, les doutes, les joies, les rires, et ce, que l'on soit à Paris, Rio de Janeiro, Hong Kong, ou dans le village le plus reculé au monde. Moments précieux que ces moments que l'on vit dans une salle obscure. On partage les mêmes émois que l'on viennent d'ici ou d'ailleurs. Ce fut beau, ce fut fort...

 Pour vivre la présentation du film Une Journée Particulière

 

 

La journée suivante suit à peu de chose près le même shéma sans pour autant lui ressembler... Chaque moment, chaque seconde est unique à Cannes !

J'ai donc assisté en tout début d'après midi au film qui je pense sera Palmé. J'ai prévu de partager avec vous mes pronostics, cela fera l'objet d'un prochain post et nous y reviendrons donc.

Ce film c'est La chasse, un film danois qui raconte l'histoire d'un instituteur dont la vie va être brisée par la révélation d'une petite fille qui affirme qu'il a eu une conduite inappropriée : comprenez, pédophile.

Nous savons que l'homme est innocent, et c'est ainsi que nous sommes embarqués dans cette histoire mélant rumeurs et non dits.

C'est fort, c'est beau et c'est remarquablement interprété par Mads Mikkelsen (le méchant dans Casino Royale). On y voit la descente aux enfers de cet homme lambda, dont on imagine qu'il a toujours suivi les règles.

Tout est suggéré, rien n'est lourd ou encore moins vulgaire.

Le film cherche a montrer que oui, les enfants peuvent mentir, s'inventer un monde et il montre surtout la difficulté de rédemption après une telle accusation.

Le film nous laisse réfléchir à notre propre interprétation et je dirais même, (certain diront peut-être que le film n'est pas abouti) mais il nous laisse la liberté d'insinuer des choses... de la même manière que ces gens qui partageaient le quotidien du désormais paria, ont pu insinuer toute sorte de choses suite à la déclation de la petite.

C'est très subtil et j'ai beaucoup aimé. Je doute qu'il reparte bredouille.

Les danois ont le vent en poupe ! Après avoir dégommé les français sur la scène mondiale de la restauration, il est fort probable qu'ils repartent de Cannes avec une palme.

Enfin, car je ne peux en aucun cas manquer cela, je décide de braver une fois de plus la pluie et ce, deux heures durant (dur quand même) afin d'obtenir une place de dernière minute et assister à la projection du dernier Resnais : Vous n'avez encore rien vu.

Ce fut une affaire de seconde, un ultime siège (véridique) m'attendait alors que le générique de début avait déjà commencé (chanceuse que je suis je vous dis).

J'ai passé un moment exquis en compagnie de la crème de la crème du cinéma français. Et croyez moi ou pas, je ne dis pas cela "pour faire bien ou pour faire chic". Je reconnais le talent indéniable de ce grand Monsieur du Cinéma. Il me manque fort certainement la culture, la connaissance pour maîtriser un tel cinéma mais cela n'a enlevé en rien ce que j'ai pu ressentir.

On sent le talent, la passion du cinéma et des mots et cela n'a pas de frontière : ni culturelle, ni cultuelle, ni même sociale.

Et puis, j'ai vécu lors de cette séance mon émotion la plus forte depuis le début de ce festival. Lorsque nous avons réservé une ovation à Alain Resnais, visiblement touché par tant de reconnaissance.

 

 

Le cinéma est définitement le lieu de tous les enchantements et de toutes les émotions.

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Par Barbara - Publié dans : Festival de Cannes 2012 - Communauté : Cinéma
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Bienvenue sur BFSC

"Barbara fait son cinéma" a pour but de proposer une critique des films qui sont à l'affiche ainsi que des axes de réflexion sur des sujets d'actu. Le but est simple : accéder à l'info afin de partager et échanger sur les news du moment. Stay tuned!

ELLE aime BFSC !

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La presse parle de BFSC

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Commentaire lu sur le site elle.fr :
« A travers son blog, Barbara critique, compile ses coups de cœur, et nous fait partager sa passion pour le 7ème art. » 

http://www.elle.fr/Loisirs/Sorties/Dossiers/Grand-Prix-des-blogueuses-ELLE-2011-les-laureates-aux-anges

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Commentaire lu dans le ELLE daté du 23 décembre 2011 numéro 3443 : 
« On aime lire les critiques ciné de Barbara, soignées, affûtées et toujours reliées à l’actualité du moment. »

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Article lu sur le site luxsure.fr : 

http://www.luxsure.fr/2012/01/12/nouvelle-categorie-au-grand-prix-des-blogueuses-elle-2011/

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Article lu dans le numéro 9 de BuzBuz (page 8 - catégorie "sur le net" :

http://issuu.com/buzbuz/docs/doc_mag_buzbuz__9

"The" Barbara de BFSC

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  • Consultante presse au sein d’une agence de com’, je suis passionnée par le cinéma et par l’actualité en général. J'aime voir le cinéma comme étant un miroir de notre société et surtout une source de discussions inépuisable !

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